Est-ce un cadeau ou un truc situé entre le passé et l'avenir ? Autant l'un que l'autre apparemment. Après Sprout, Campbell nous livre une autre production qui joue habilement avec des effets plus vraiment originaux mais qui font toujours mouche : écrans splittés, musique facile à écouter, images de grande qualité et de toute beauté.
L'actualité du surf est là, on est pleinement dans le sujet annoncé par le titre : Sofia et Chelsea sont impressionnantes en Indo, Dane R. est incroyable, Joel T. nous gratifie d'une leçon d'influences historiques à laquelle on adhère ou pas (il faut avouer que ses arguments sont de poids - au passage, on revoit la première vague de Tom C. à J-Bay en 92 sur un quad... toujours aussi magique). Le présent, c'est aussi la plongée dans l'Afrique, le décalage entre ce "hipster" guignolesque de Alex K. et le sourire des portefeuilles vides africains, et pourtant si généreux et amusés par la vie et le rythme.La (trop) longue séquence sur les alaias, bien qu'impressionnante (des spots mythiques sont chargés...), alliée à un couplet métaphysique en début et fin de film sur l'origine de notre planète sont bizarres, tout autant que la référence à Endless Summer avec les costards. Mais finalement, puisqu'il est donc longuement question de passé dans ce film, pourquoi ne pas se risquer à imaginer l'avenir ?
Et il est dommage que le moment le plus important évoquant le futur ne dure que quelques micro-secondes : enfin, un film destiné à inonder le marché mondial affirme que les planches en bois ont une belle durée de vie et un comportement aquatique excellent (cf. photo de Dan Malloy ci-dessous) ! Merci Danny Hess ! La planche de surf ne serait donc plus un déchet ultime ?
Voici le présent (aux deux sens du terme) attendu.
27 juillet 2009
The Present
20 juillet 2009
Les vacances de Monsieur Touzo
C'est un petit film réalisé avec un appareil photo, juste devant l'hotel où Matt a séjourné pendant une dizaine de jours aux Maldives...
Pas la plus belle vague du séjour, pas les meilleures conditions.
Il faut comprendre: le reste des sessions a du être vachement meilleur.
Pas grand chose à ajouter sinon, on sombre facilement dans la jalousie... à part que Matt est ravi de son fish, bien sur ;)
Lohi's, juillet 2009 from Matthias Le Touzo on Vimeo.
19 juillet 2009
Litmus
Les Litmus-o-philes ou Litmus-o-logues se reconnaîtront...
J'ai encore succombé aux charmes de cette vidéo et encore une fois validé cette citation de Nat Young.
A part ça, pour tous ceux et celles (je suppose peu nombreux) qui n'ont pas encore vu ce film, je le conseille vivement.
C'est déjà un "vieux film" de 1998 mais bon, quand on aime on ne compte pas.
12 décembre 2008
Riding Giants
Au gré des déambulations sur le net, j'ai trouvé ça: l'intégrale de Riding Giants.
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu, c'est un documentaire de 2003 par Stacy Peralta.
Ca retrace avec justesse et sensibilité les trajectoires du surf de grosses vagues.
Super séquences, quelques portraits, beaucoup de témoignages.
Un très bon film sur l'engagement personnel et la recherche d'un absolu... intouchable ?
7 octobre 2008
MR - Freeride
Séquence hypnotique de l'un des meilleurs films de surf de tous les temps: FREERIDE.
Cette vague entre le take off et la suite prend facilement le double de taille, ça va vite et Mark Richards est alors au sommet de son art.
Le commentaire est tout aussi mythique et la traduction délicieuse:
L'un des plus beaux spots du monde, un des plus belle journée de l'année, Mark Richards prend la plus belle vague de la journée...Et un aperçu.
ps: désolé pour la qualité des photos, c'est une capture d'écran d'une vhs encodée...
14 février 2008
6 février 2008
More about... T. Campbell
VBS.TV publie un portrait en trois partie sur Thomas Campbell, auteur prolifique, entre autre de The Seedling, Sprout etc...
De quoi faire plus ample connaissance avec ce créateur.
Liens:
Hi Shredability
Au sujet de Sprout dans Barrel & +
En bonus, le trailer de Sprout:
Et en super bonus, le trailer du prochain: The present
Le site de Thomas Campbell
27 janvier 2008
Forgotten Island of Santosha
Parmi les films mythiques de l'histoire du surf figure celui ci, de 1974.
The Forgotten Island of Santosha continue de faire frémir ceux qui l'ont vu à l'époque...
J'ai la chance d'avoir touché une copie de la VHS du film.
Dès que possible je publierai un article plus complet sur le film, son histoire et ses séquences.
En tous les cas, après un premier visionnage, je peux dire que c'est du surf engagé, hardcore et radical.
Encore une bonne claque dans la gueule de ce fameux préjugé sur le "spirit" et le "glide" de la glisse "oldschool".
Tout dans le film envoie fort, les single fins, les vagues et surtout les surfeurs qui à l'occasion se font salement corriger.
Bref, de l'engagement au maximum.
9 novembre 2007
2 novembre 2007
31 octobre 2007
Secret Spot 1974
Voici une vidéo offerte par l'aimable Mix Master Mo de Jambon purée.
Cette animation comprend 2200 dessins peints à l'eau et a été présentée pour la première fois an avant-première de "The Forgotten Island of Santosha" au South Coast Theatre de Lagune en 1974. (dixit MO).
http://jambonpuree.blogspot.com/
7 juin 2007
"Children of the sun", premiers frémissements d'une nouvelle ère.
Chronique Totorienne.
L'intérêt d'un film de surf réside souvent moins dans l'action pure qui s'y déroule que dans le sentiment que ce film représente une époque. Et il est d'autant plus important que cette époque est une charnière.
Or, c'est bien le cas de "Children of the sun", un film de 1968, qui se déroule en Nouvelle-Zélande et en Australie, avec quelques-uns des surfers les plus talentueux de l'époque, comme Bob McTavish et le fantasque kneeboarder californien George Greenough.
Epoque charnière car les planches lourdes et peu maniables ont fait place depuis peu à des "pigs" (planches au maître bau situé à l'arrière, beaucoup plus maniables) plus légers aux rails nettement plus fins, qui rendent le surf beaucoup plus agressif, moins statique.
De plus, les dérives ont subi une tranformation incroyable; on est passé de véritables "morceaux de bois" très épais et rigides à des dérives fines, translucides car fabriquées en fibre de verre, et très souples. Elle permettent une relance dans les virages impensable jusque-là.
Ainsi, les surfers trouvent des trajectoires qu'ils ne pouvaient même pas rêver quelques années plus tôt.
C'est particulièrement vrai de Greenough, qui, lors de deux sessions sur une droite parfaite, démontre qu'il avait au moins 15 ans d'avance.
Grâce à son "Velo", son kneeboard entièrement en fibre de verre, il passe des sections incroyables, place des virages extrêmement serrés en haut de vague, que l'on ne verra égalés par les surfers "debout" qu'au début des années 80.
Pour le reste, le film est dans la veine du mythique "Endless summer", tant sur le plan du scénario (une bande de surfers sympathiques roulent de spot en spot dans une vieille guimbarde, et font les clowns de temps en temps), que de la musique, une ritournelle instrumentale un peu nunuche mais tenace signée "The Music Convention".
Les spots surfés vont d'incroyables vagues de pointe néo-zélandaises glacées (affrontées sans combinaison la plupart du temps, mais avec un grand feu sur la plage pour se réchauffer entre deux vagues...) à des paradis tropicaux du type Noosa Heads, en passant pas des beach breaks miteux et tout petits, tout juste prétextes à une trempette rigolarde.
Comme dans beaucoup de films de l'époque, on n'échappe pas à une séquence "sous substances" qui montre les protagonistes en train de ricaner sottement après une partie de cuisine expérimentale.
Un peu daté, mais finalement bien dans l'époque, et donc bien à sa place dans ce film.
6 juin 2007
Sprout, surf movie via Thomas Campbell
"Hello, and welcome to the surf movie Sprout"
