6 juin 2007

Sprout, surf movie via Thomas Campbell

"Hello, and welcome to the surf movie Sprout"


Bel opus que ce film ayant pour but l'art de surfer et l'art de choisir l'équipement le plus adapté pour avoir la glisse la plus "connectée" possible aux conditions.

Une belle intro avec un jazz d'Oliver Nelson, où l'on voit de belles images du fond du barrel capturées par Mike Stewart, David Rastovitch filant à Mach15 en toute décontraction sur une monstrueuse droite indonésienne

On passe ensuite à un surf petit mais au combien "frais" au Sri Lanka avec Dan Malloy, Alex Knost et une femme dont j'ai oublié le nom... Où l'on voit Malloy surfer un shortboard sans dérives, Knost faisant montre d'un style unique

On passe à Tom Wegener à Noosa, où comment shaper un 12 pieds en Balsa et le surfer avec style et précision

La séquence "mutant message" sur une musique tout droit sortie de l'époque "blaxploitation" est véritablement la première grosse claque de ce film : J-Bay, Maroc, Calif... Des point breaks multiples sont honorés avec des bonzers, quads, fishes, eggs... Courbes, style, vitesse... On est bien loin des standards prônés par l'industrie du surf, ici (et ça se voit sur l'unique vague de machado sur cette séquence) c'est glisse = plaisir et non performance à outrance.

On a le droit à un simulacre d'art conquistadorien sur le début de la séquence californienne pour enchaîner sur LA meilleure séquence du film à mon goût : Monsieur Alex Knost (cf. image ci-contre), le torero de Baja, sur une musique fort appropriée à son style de Calexico, filant sur le nose, tapant des cut backs assez furieux avec la planche qu'il surfe (faut voir l'aileron ! une véritable ancre ! pour avoir surfé ce modèle, les appuis doivent être puissants et précis pour surfer comme il le fait si... "facilement"...). Suivent sur cette séquence, CJ Nelson, longboarder new school, mais qui ici exécute le plus long hang ten du film, Malloy qui part avec deux planches (!!!) : début de vague en tronc puis saut sur un fish pour envoyer une gerbe monstrueuse suivant d'une canette (comprenez : petit tube...).

On retiendra encore dans ce film (j'ai la flemme de décrire intégralement mon coup de coeur en vérité) : Cunnigham et Stewart en bodysurf, Tudor, Skip Frye et Machado quelquepart en Amérique Centrale, la séquence "ladies slide" où tomber amoureux est finalement plus facile qu'on ne le croit (en gros c'est des filles jolies, bronzées, bien foutues qui ont un niveau de porc en longboard... ça calme...), le clin d'oeil à Gerry Lopez, ermite des montagnes, qui shapera 2 fantastiques single fins qui seront surfés dans la dernière séquence du film en Indo (la dernière vague est tout simplement FOLLE : c'est du gros Sunset en plus méchant et extrêmement rapide... un type tombe et on le voit bodysurfer le tube d'une vague de... allez... 3m50 facile...)

Je ne vous parle pas des bonus (Slater en fish à J-Bay), Tyler et Devon Howard en Nouvelle Zélande), etc

Les points négatifs (parce qu'il y en a quand même) : une musique parfois trop endormante, des séquences longues sur les peintures de Campbell et ses potes à Baja, des blagues où on ne comprend pas tout (private jokes ?!?) mais tout cela est rattrapé par la beauté des images, la qualité du montage et un casting de rêves (casting de planches ou de surfers ??? ;-) )

J'ai envie d'aller encore plus à l'eau (je croyais que c'était impossible) depuis que j'ai vu ce film, pourquoi ? pour surfer plein d'autres planches, découvrir plein d'autres vagues, passer plein d'autres moments privilégiés...

2 commentaires:

Totor a dit…

"Sprout", ça doit bien être le film favori de Chon-chon, ça...

Yohann a dit…

je suis d'accord pour dire que c'est une superbe video! par contre je trouve que tu y vas un peu fort sur la musique et les séquecnes de peinture, ça fait tellement plaisir d'avoir autre chose que du néo punk metal entrecoupé de gars qui te montrent leurs tatouages fashion en te faisant un "E" avec les doigts de leur main droite pour te dire qu'ils sont de least coast wipwèsént'!

perso je trouve cette vidéo très poétique, avec une morale assez sympa : "enjoy your moments, cause in the end, that's all you ever have". les images sont splendides, de même que l'ode au "fais toi plaisir avant d'essayer d'impressionner les baigneurs".

je n'ai pas encore pu trouver l'autre vidéo de campbell, the seedling, mais si elle est du même ton ça doit être un bijou.